Daniel Boutin
Le vécu  d'un père

Lorsque j'ai décidé de faire appel  à la maison des Naissances, j'avais entendu dire par mon frère  que c'était merveilleux car le père avait sa place.  Les lieux étaient familiaux avec des chambres, des salles de bains et une chambre ou on pouvait accoucher dans l'eau.  Le suivit  était personnalisé et chaleureux.  Je voulais participer à plus de rencontres possibles pour en savoir d'avantage sur les sages femmes et sur la naissance comme tel.  J'aurais aimé aller à toutes les rencontres mais je ne pouvais pas puisque je travaillais le jour.  Déjà lors des  rencontres,  la sage femme et sa stagiaire ont su me mettre à l'aise grâce  à leur accueil, à leur écoute de nos peurs, de nos craintes, de nos émotions.  Elles savent nous rassurer et nous remettre nos décisions.  Je les considère comme des  anges et des amis.

        J'ai beaucoup aimé leurs approches lors du début des contractions à mon égare.  Elles ont su me faire une place qu'il me revient.  J'ai pu  leur parler.  Elles me parlaient comme si c'était à ma conjointe qu'elles parlaient.  Elles étaient calmes et connaissaient les réponses à nos questionnements.  Je leur lève  mon chapeau puis que notre sage femme, elle nous a aidé accoucher même si elle n'avait pas dormi depuis  4 nuits.  Elles ont réalisé mon objectif qui était d'accoucher à la maison des  naissances.  Elles  m'ont suggérée des façons de  travailler lorsque ma conjointe était en contractions.  Tout ça c'est fait dans le respecte, le calme et  la gentillesse.   Je me sentais  importent et soutenu dans le processus  de l'accouchement.

 J'ai remarqué, que les sages femmes  et  les stagiaires s'entraidaient  même si la patiente n'était pas la leur.    J'ai beaucoup aimé travailler avec ma conjointe dans le bain.  Je me sentais à l'aise  et  encourager  par les sages femmes et les stagiaires.  Lorsque la petit Marie est sortie du ventre de sa mère, j'étais fière de la voir et d'avoir participer à sa naissance. J'étais fatigué, j'avais faim et j'avais mal aux jambes et aux bras.  J'ai réalisé que je venais d'accomplir un de mes rêves : celui d'être père.  Si un jour ma compagne et moi  décidions d'avoir un deuxième enfant, nous n'hésiterions pas à faire appel aux sages-femmes pour revivre cette expérience.    Un jour notre sage  a fait une blague à notre Marie en disant que ma tante voulait la voir.  Pour moi c'est vrai.  Elle l'est pour moi.  Ne vous inquiétez pas pour votre publicité.  Je vais vous en faire.  Je vais en parler à tous mes amis, mes collègues et  ma famille.  Je suis d'accord avec vous.  Vous devriez  être payée aussi chère qu'un docteur et que vous pourriez  accoucher à la maison.  Le choix de l'endroit où accoucher devrait être un choix des parents et non du gouvernement.

J'ai remarqué comment  l'accouchement pouvait être douloureux.  Mais grâce au produit naturel  et aux techniques de respiration, les contractions sont moins douloureuses.  Grâce à la douleur, je crois que ça nous aide à pousser et à faire progresser le travail.    J'ai trouve que le temps avait passé très vite.  J'étais bien occupé à respirer, à encourager Julie et à forcer avec elle.  Elles  prenaient soin de moi.  Elles m'offraient du jus de l'eau et  à manger.  Si c'était à refaire,  je voudrais m'impliquer d'avantage à la réception du bébé,  je n'ai pas pu le prendre et pauser mes questions.  Car j'étais concentré sur Julie.  J'ai trouver ça spécial de couper le cordon.  C'est comme si je coupais un  des liens entre la mère et le bébé et que c'était au bébé de faire un effort pour respirer.  C'est à moi maintenant de créer un lien avec le bébé.

 J'ai eu de la difficulté à revenir à la maison puisse que les craintes ont commencé à apparaître. La peur de me retrouver seul à la maison  même si je savais que mes beaux-parents et mes parents seraient la pour nous aider.  Je prends l'aide comme si j'étais incompétent.  J'ai peur de l'inconnu et du nouveau.  J'ai peur de m'ennuyer et de ne pouvoir répondre aux besoins de mon bébé.  J'ai peur  de faire des erreurs.   J'ai eu beaucoup d'encouragement, de félicitation et de support de la part des sages femmes, de ma famille et de mes beaux-parents. J'avais faim mais je ne pouvais manger car j'avais mal au cœur. J'étais mélanger dans  les émotions plaisantes et de culpabilité.  Après une  bonne nuit,  des bons repas fait par la belle-mère, quelques petites commissions et une visite à mon travail  pour me changer les idées, les émotions  se sont remises à leur place.

 J'ai fini par comprendre que mon rôle était de prendre soin de ma blonde, de ma petite fille, de faire du ménage, du lavage, de placer ma petite fille pour la faire boire et de la rassurer lorsqu'elle est fâchée et bien sûre de me reposer et de continuer à faire des choses qui me font plaisir.  Je comprends  que mon rôle est différent de celui de ma blonde.  J'ai l'impression que  ma copine pause des gestes plus importants que les miens.  Il me reste à me faire confiance pour être capable de décoder les besoins de ma fille et pour lui inculquer mes valeurs et de filtrer les conseilles du tout le monde.  Nous sommes deux à voir à son éducation et bientôt nous saurons se qui est le mieux pour elle.

Merci beaucoup pour tous les conseils, le support moral et technique.  Vous faites un des plus beaux métiers du monde : celui de nous aider à mettre un enfant au monde et de nous estimer à notre juste valeur.

Marie Langdeau-Boutin  à 1 semaine de vie

Daniel Boutin le père de Marie Langdeau-Boutin
 
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